Chapter 8 / Everything turns...

Chapter 8 / Everything turns...
Dans le dernier chapitre Keltie avait découvert Georges mort et avait raccompagné Brendon chez lui tandis que Ryan était resté chez son père. Au moment où il était arrivé chez Brendon il avait entendu que Keltie avait voulu le tuer.

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_____« - Comment veux-tu que je te pardonnes ça ?! »
Keltie regarda Ryan, les yeux le suppliant de la pardonner, mais le regard de son petit ami restait inchangé, glacial et à la fois incompréhensif.
_____« - Comment as-tu pu me faire ça Keltie ?
_____- Je... je suis désolée Ryan !
_____- Tu essaies de me tuer, et la seule chose que tu trouves à dire c'est « désolée Ryan » ?? Sors d'ici
_____TOUT DE SUITE !
_____- Ce n'est pas chez toi ici Ryan ! C'est chez Brendon, alors tu n'as aucun droit de me mettre à la porte. »
Ryan se tourna vers son ami. Celui-ci baissa la tête. La situation devenait beaucoup trop compliquée. D'un côté il y avait son meilleur ami, et cela depuis quinze ans, et d'un autre la femme qui était toujours là quand il en avait besoin. Mais depuis trois ans..., pensa-t-il.
_____« - Keltie tu devrais y aller pour le moment. »
Brendon se leva et la raccompagna jusqu'à la porte d'entrée, en lui glissant à l'oreille qu'il allait parler avec Ryan et qu'il l'appellerait tout de suite après. Il revint alors dans le salon où Ryan n'avait toujours pas bougé, toujours là, à contempler la vue qu'offrait la baie vitrée de l'appartement. Il avait les yeux rouges et des cernes violacées creusaient son visage. Il poussa Ryan dans le couloir, jusqu'à la pièce du fond, la chambre d'ami, pour qu'il puisse se reposer. Il commençait à sortir quand Ryan le rappela.
_____« - Brendon ?
_____- Oui ?
_____- J'ai besoin de toi. S'il te plaît, reste un peu avec moi.
_____- Non je vais y aller, je reviens un peu plus tard. D'accord ?
_____- D'accord... »
Brendon avait du mal à comprendre pourquoi son ami voulait rester avec lui, mais il chassa cette pensée lorsqu'il découvrit une assiette de chou de Bruxelles sur la table, qu'il s'empressa de manger avec appétit. Il adorait les choux de Bruxelles, c'était un de ses pêchés mignons. Il alla ensuite regarder la télé mais les émissions qui passaient à cette heure là n'étaient pas dignes du nom d'émissions. Il regarda la pendule. Il était 21h27, et il faisait déjà nuit dehors. Il décida donc d'aller voir Ryan. Quand il arriva dans la chambre, ce dernier était assis sur le bord du lit, mais dès qu'il vit Brendon surgir dans la pièce il se précipita vers lui. Brendon eut un mouvement de recul, car la gaieté de son ami l'avait surpris ; il se retrouva dos au lit, Ryan se tenant devant lui. Le rideau était ouvert, laissant entrer la lumière orangée de la rue, ce qui produisait un effet tamisé dans la chambre noire et rouge de l'appartement de Brendon. Tout d'un coup, sans qu'il sut pourquoi, Ryan éprouva un malaise. Non pas qu'il ait mal au c½ur, mais il ne se sentait pas très bien, plusieurs sentiments se bousculaient en lui. Premièrement les regrets qu'il éprouvait envers le geste qu'il avait commis quelques heures plus tôt. Il se rappelait exactement Brendon qui courait vers le hangar, et lui qui lui tirait dessus. Deuxièmement, l'idée que sa propre petite amie est souhaitée sa mort lui faisait peur. En fait c'était sa petite amie, mais ç'aurait pu être n'importe qui d'autre qui aurait voulu le voir mort, que cela lui aurait fait peur. Se dire que l'on côtoie quelqu'un dans l'insouciance de ce qu'il pense est assez bizarre. La dernière chose, qu'il trouva beaucoup plus effrayante que les deux premières réunies, fut le fait qu'à ce moment précis, dans cette chambre précisément, il trouvait Brendon fort attirant. Ses cheveux bruns, brillants dans la pénombre, les étincelles de ses yeux, sa bouche, oh oui sa bouche !, pensa-t-il. Il ressentait une envie irrésistible d'embrasser son meilleur ami, mais pourtant il éprouvait toujours une haine envers les homosexuels, ce qui le déstabilisa profondément. Il avait beau se dire qu'il n'était pas décent d'être homosexuel, le corps de Brendon représentait pour lui un aimant sur lequel auraient aimées se balader ses mains, pour sentir les formes de son meilleur am...
_____« - Ryan ? Il y a quelque chose qui ne va pas ? »
La phrase de Brendon paraissait irréelle, comme venue de très loin, rappelant à Ryan que oui, son ami était juste à un mètre de lui, et que cela faisait deux minutes qu'ils n'avaient pas échangé un seul mot. Il lisait l'impatience de Brendon, mais ne savait pas si c'était la même que celle qu'il éprouvait. Non Ryan arrête de penser ça ! C'est malsain !, songea-t-il. Malheureusement si Ryan ne voulait plus penser au corps qui se trouvait devant lui, son esprit en avait décidé autrement. Des images plutôt osées défilaient en boucle, Brendon, complètement nu, hurlant de plaisir, Brendon suppliant Ryan de continuer, cela en était presque gênant pour Ryan, qui se demandait si son ami pouvait deviner ce à quoi il pensait, mais il espérait que non. Pour lui, dire ou montrer à Brendon ce qu'il ressentait aurait été une honte affligeante. Pourtant se furent ses pieds qui le conduisirent plus près de son ami, et se furent ses mains qui se posèrent délicatement sur les hanches de Brendon. D'ailleurs celui-ci eut un peu de mal à accepter que Ryan fasse cela, mais il essaya de se convaincre que son ami s'amusait. Ce qui n'était pas totalement faux d'ailleurs, sauf que Ryan voulait s'amuser beaucoup plus que cela. Tout d'un coup Brendon sentit les lèvres de son meilleur ami se poser délicatement sur les siennes, puis l'étreinte de Ryan se resserra. Il s'apprêtait à le repousser quand il se rendit compte que ce n'était pas désagréable, qu'au contraire il éprouvait un certain plaisir à sentir les lèvres humides de Ryan sur les siennes, et peu après ses mains commencèrent à jouer elles aussi. Ryan ne pensait plus à rien. Il était heureux, mais ne pensait pas aux répercutions que pourrait avoir ce qu'il comptait faire. Il le fit, ce fut tout. Il aurait tout le temps de le regretter plus tard.


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Commentaires ? Suggestions ?

Chapitre avec petit clin d'oeil pour mon Chou de Bruxelles préféré ;D
Je t'adoooore fort <3
- Petiite Choucroutte.

Bon pour les jaloux [xD], je vous oublie pas donc
voilà mon petit début de Ryden, qui, comme vous
vous en doutez, se poursuit dans le chapitre suivant.
Merci à toutes [tous ? xD] pour vos compliments <3

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 08:13

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 08:29

Chapter 9 / I did never think you could do that...

Chapter 9 / I did never think you could do that...
A la fin du chapitre précédent, Ryan s'était senti fortement attiré par son meilleur ami, Brendon, et ils s'étaient embrassés.

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Ryan savait qu'il n'arriverait pas à se contrôler bien longtemps. Des envies plus folles les unes que les autres lui traversaient l'esprit, mais même avec toute la bonne volonté qu'il y mettait, il savait pertinemment que ce petit jeu ne durerait que quelques minutes encore. Il savait très bien que le moindre mouvement de Brendon l'inciterait à aller plus loin, beaucoup plus loin que ce qu'il l'avait imaginé. Pourtant il essayait de lutter. Pour que ça ne se produise pas, pour qu'entre Brendon et lui il n'y ait que ce baiser qu'ils s'étaient échangés. Il se recula doucement, d'un ou deux pas. Son meilleur ami ouvrit délicatement les yeux, et Ryan se rendit compte pour la première fois qu'ils étaient d'un marron assez clair. Il ne put résister plus longtemps. Il se rapprocha de Brendon et prit son visage à deux mains. Il l'embrassa sauvagement puis le poussa à la renverse sur le lit. Il se jeta ensuite sur lui et commença à lui défaire sa chemise. Brendon l'embrassait dans le cou tout en remontant vers son oreille et lui chuchotait des « Je t'aime ». Ses mains commencèrent à déboutonner le jean de Ryan. Ils se retrouvèrent bientôt nus et Brendon s'étonna de la rapidité à laquelle les choses allaient. Il se rappelait que seulement cinq minutes auparavant il s'était trouvé devant Ryan, comme cela s'était souvent passé au cours des quinze dernières années. La seule chose qui avait changé était le fait qu'ils s'étaient embrassés. Et que là ils allaient faire bien plus. Ryan commença à s'agiter sur Brendon. Ce dernier était complètement perdu dans ses pensées, alternant entre bonheur intense et profonde tristesse. Lorsque le bonheur le submergeait, il priait pour que ce moment soit éternel, que cela ne s'arrête jamais. Mais il pensait aussi à Keltie, qui devait être chez elle, seule, à pleurer et regretter ce qu'elle avait fait. Pendant ces moments Brendon était très loin de ce qu'il se passait. Il se sentait coupable vis-à-vis de Keltie, il savait que Ryan était en train de la tromper et cette idée qu'un jour peut-être Keltie l'apprendrait l'horrifiait. Au bout de quelques instants il se rendit compte que Ryan s'était arrêté. Il ne sentait plus son souffle chaud contre son torse, ses mains ne se baladaient plus au rythme de leurs ébats. Il vit Ryan, étendu à côté de lui, et il comprit que c'était fini, alors qu'il n'en avait pas réellement profité. Il hésita à demander à Ryan de recommencer mais il craignait sa réaction. De plus, ils auraient tout le loisir de recommencer encore et encore : Ryan lui avait dit qu'il passait le week-end chez lui.
Brendon ne pourrait dire combien de temps il était resté comme cela, couché dans son lit en contemplant le plafond et écoutant la respiration de Ryan qui s'était assoupi auprès de lui. Ce ne fut que quand il vit que le jour commençait à se lever qu'il se décida enfin à regarder l'heure. 7h36. Il se redressa et chercha désespérément ses habits, mais dans le peu de lumière que laissaient filtrer les rideaux se ne fut pas chose aisée. Une fois habillé il regarda à nouveau le réveil, 7h54. Il sortit doucement de la chambre, veillant à ne faire aucun bruit, pour ne pas réveiller son ange. Avant de refermer la porte il se retourna une dernière fois vers Ryan. La clarté matinale éclairait son visage aux proportions parfaites. Il tira la porte et s'appuya contre elle. Il ne se remettait toujours pas de ses émotions de la veille. Il voulait tellement recommencer, tout depuis le début. Pour ressentir encore et encore Ryan en et contre lui, pour voir encore ses yeux l'implorer d'être moins distant, pour entendre encore le rythme de sa respiration s'accélérer, pour... La sonnerie du téléphone portable de Ryan le sortit brusquement de ses pensées. Il se précipita pour décrocher, il ne voulait pas que son amant se réveille. Malheureusement, lorsqu'il appuya sur le bouton vert, la personne au bout avait déjà raccroché. Enfin ce fut ce qu'il croyait, mais quelques minutes plus tard il entendit un « bip bip » qui lui annonça que non, la personne n'avait pas raccroché, elle avait juste été redirigée sur la messagerie. Il prit le téléphone et hésita à écouter le message. D'un côté il ne fallait pas, c'était tout de même la vie de Ryan, pas la sienne. Mais il se dit que si c'était Keltie et que c'était important il serait bon qu'il prévienne Ryan. Ce qui expliqua le fait que quelques secondes après il avait porté le téléphone à son oreille. Il détesta la voix de la femme qui lui dit : « Bienvenue sur votre messagerie... Vous avez... un... nouveau message. Aujourd'hui à... 7h58. ». Il écouta ensuite attentivement la voix masculine qui parlait. Sa figure se décomposa au fur et à mesure. Au bout de deux minutes la voix de la femme se fit à nouveau entendre : « Tapez un pour ré-écouter, deux pour sauvegarder, trois pour supprimer », mais Brendon ne l'entendit pas. Il ne voulait tout simplement pas y croire. Croire ce que venait de dire cet homme,... cela relevait de l'impossible.



■ FLASH BACK ■



« Vous avez un nouveau message. Aujourd'hui à 7h58. – Salut Ryan ! C'est James ! Juste une chose : hier j'ai attendu comme un con devant le Starbucks Coffee pendant une bonne heure. Et tu sais quoi ? Bah le gars qui devait m'apporter mon fric s'est pas pointé ! Ah mais qu'est-ce que je suis con ! C'est TOI qui devais me l'amener ! Je te préviens, j'ai pas tabassé Brendon pour rien. Ok j'ai pas totalement rempli le contrat parce que normalement je devais aussi le buter mais bon quand même, je veux la moitié du contrat. Donc ce soir à 21h00, je veux que tu m'amènes les milles dollars. Okay ? Si jamais tu me fais faux-bond je te préviens que la jolie tête blonde de ta petite amie risque de sauter par accident. Et au fait comment se porte Mr La Tapette ? Après la balle dans la tête que tu lui as foutu il doit quand même être pas mal sonné, voire pire (rires). Enfin bref tu me tiens au courant ce soir, parce que sinon... enfin pas besoin de te le répéter, tu es un type intelligent. Bye. »


■ FIN FLASH BACK ■



Brendon n'osait pas y croire. Il ne voulait pas y croire. Tout simplement parce qu'après la nuit qu'il venait de passer, il ne pouvait décemment pas penser que Ryan avait pu faire cela, c'était juste impossible pour lui. Pourtant plusieurs éléments lui prouvaient le contraire. Déjà au début du message la personne parlait bien à Ryan, ensuite l'homme parlait d'un Brendon, et d'une balle que celui-ci aurait reçu à la tête. Brendon avait un bandage à la tête, et Ryan prétendait qu'il ne savait pas du tout ce qu'il avait. Il commença alors à douter de son meilleur ami, à se poser des questions à son sujet, chose qu'il n'avait pas fait depuis deux ans. Et s'il avait recommencé... non. Je ne peux pas penser cela de Ryan., pensa-t-il. Il se répéta tellement ces deux phrases qu'il finit par s'en convaincre lui-même, même s'il avait toujours la bouche grande ouverte et les yeux éteints. Puis doucement la porte de la chambre s'ouvrit, dévoilant un Ryan tout sourire. Sourire qui s'effaça quand il vit l'expression qu'arborait Brendon. Il regarda celui-ci, mais Brendon ne bougeait pas, jusqu'au moment où par inattention il appuya sur la touche haut-parleur du téléphone qu'il tenait toujours en main. Là, par le plus grand des hasards, le message se remit en mode lecture.
Même si deux secondes auparavant Brendon ne doutait plus de son ami ni de l'implication de celui-ci dans l'histoire, au moment où Ryan entendit les premiers mots du message, Brendon ne douta plus du tout de son ami. Non, il ne doutait plus. La figure de Ryan lui avait prouvé qu'il n'y avait aucune raison de douter de lui. Brendon était maintenant complètement sûr que Ryan était bel et bien impliqué dans l'histoire, et que le message n'était on ne peut plus vrai...

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Encore une fois désolée pour le
retard, mais je vous ai déjà tout expliqué. ;D
Merci vraiment pour tous vos compliments =D

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# Posté le lundi 27 octobre 2008 16:11

Modifié le mardi 11 novembre 2008 08:22

Chapitre 10 / When you begin to don't understand... RUN !

Chapitre 10 / When you begin to don't understand... RUN !
La veille Brendon et Ryan ont couché ensemble. Le matin, Brendon découvre que Ryan a voulu le tuer, en écoutant le répondeur de son meilleur ami...


Quelques minutes s'écoulèrent. Les deux amis continuaient de se regarder. Les yeux de Brendon étaient brillants. Il ne voulait toujours pas y croire. Il avait peur de ce qui allait se passer. Il savait qu'il devait être fixé, il fallait absolument qu'il sache si tout cela était vrai. Et pourtant il ne voulait pas qu'on lui dise que l'homme avec qui il avait couché avait, seulement quelques heures auparavant, engagé des hommes pour le tuer.

_____« - Ryan ? Ryan, dis... dis-moi que ce... ce n'est pas vrai Ryan ? Tout ça. Il ment Ryan. Dis-moi qu'il ment Ryan. Dis-moi
_____que tout est faux. Dis-moi que je ne fais que rêver. Je t'en prie Ryan dis-moi ça.
_____- Je... Brendon...
_____- Non Ryan ! S'IL TE PLAIT ! »
Brendon ne voulait plus l'écouter. Les larmes commencèrent à dégringoler sur ses joues. Il ne pouvait pas y croire. Ryan ne lui avait jamais fait de peine. C'était la première fois qu'il pleurait à cause de son meilleur ami. Non. Ce n'est pas la première fois. La deuxième..., pensa-t-il amèrement.

■ FLASH BACK ■

Ryan était couché dans ce lit. Un lit d'hôpital. Des tuyaux lui sortaient d'on ne sait où. Un appareil était à côté de la chaise où s'était assis Brendon. Les courbes à l'écran étaient régulières. Le médecin avait dit que c'était bon signe. Brendon ne voyait pas en quoi cela était bon signe que ces courbes soient régulières. Si cela ne réveillait pas son ami, ça n'avait aucune importance. Keltie était passée tout à l'heure. Elle lui avait raconté ce que les médecins avaient dit. Ils avaient trouvé un fort taux d'alcoolémie dans le sang de Ryan. Et ils avaient aussi découvert qu'il s'était drogué. Mais ça Keltie le savait. Brendon aussi d'ailleurs. Ils le savaient tous les deux, bien avant que les médecins ne le disent. Ils auraient pu envoyer Ryan en centre de désintoxication, ou tout simplement ils auraient pu l'aider à s'en sortir. Mais non, ils avaient choisi de faire comme si de rien n'était. Ils avaient privilégiée la solution de facilité. Les hommes choisissent toujours la solution de facilité, c'est bien connu. Il est toujours plus facile de se dire que le monde est beau, que tout va très bien, que de se dire que son ami est en train de se détruire lentement. Maintenant il était trop tard pour réfléchir à cela, le mal était fait. Ryan se retrouvait plongé dans le coma, entre la vie et la mort. Brendon savait qu'il n'avait rien fait pour que cela n'arrive pas, et il le regrettait sincèrement. Il se promit qu'une fois que Ryan se réveillerait il ferait tout pour que cela ne se reproduise jamais. Au bout de quelques minutes, Brendon eut l'impression que la main de son ami avait légèrement bougé. Il regarda cette stupide courbe à l'écran et vit qu'à un moment elle avait différé. Pas beaucoup, non. Juste un tout petit peu. Pour n'importe quelle personne la courbe était identique de partout. Mais pour quelqu'un qui avait passé plusieurs heures à la regarder intensément, elle était nettement différente. Brendon se précipita sur le bouton pour appeler l'infirmière. Celle-ci arriva en courant, essoufflée. Il lui expliqua rapidement ce qu'il venait de se produire. La femme s'approcha de Ryan et lui prit le pouls. Celui-ci s'avéra un peu plus rapide que trois heures auparavant. Ryan n'était plus dans le coma, mais dans un profond sommeil. Il y avait maintenant beaucoup plus de chances qu'il se réveille. Quand le médecin arriva dans la chambre, Brendon en profita pour sortir et appeler Keltie qui était partie se reposer. Quand il revint auprès de son ami il n'y avait plus personne dans la chambre. Ryan avait enfin ouvert les yeux. Il le regarda entrer puis détourna la tête. Brendon lui demanda ce qui n'allait pas :
_____« - Je ne t'ai JAMAIS demandé de me sauver ! Je voulais mourir, tu n'avais pas le droit de t'y opposer ! Les médecins
_____m'ont dit que c'était toi qui m'avait trouvé dans cet état mais Brendon je ne voulais pas que tu me sauves la vie ! Je
_____voulais vous oublier toi et tous les autres ! Même quand je veux mourir il faut que tu viennes m'embêter ? »
Brendon regardait son ami comme si c'était un extraterrestre. Ryan voulait quitter ce monde, il avait essayé de se suicider... pour le quitter, parce qu'il en avait marre de lui. Il sentait les larmes lui monté aux yeux. Il décida de sortir prendre l'air et s'enfuit en courant. Il ne se retint plus. Il hurla de toutes ses forces. Ses mains étaient trempées de larmes. Ryan ne pouvait pas avoir voulu cela, ce n'était pas possible qu'il ait essayé de se suicider à cause de lui.

■ FIN FLASH BACK ■

Non, ce n'était pas la première fois que Ryan faisait pleurer son meilleur ami. Ce qu'il ignorait c'est que ce ne serait pas la dernière. Brendon n'attendait plus de réponse, il le savait bien. Mais il fallait qu'il s'explique. Même si aucune raison ne pourrait jamais excuser sa conduite, il fallait tout de même qu'il dise à Brendon ce qu'il s'était passé, pourquoi il avait fait cela.
_____« - Brendon. S'il te plaît écoute-moi. Je... j'ai besoin de te dire ce qu'il s'est passé.
_____- Ce qu'il s'est passé Ryan ? Le message le dit, ce qu'il s'est passé, je n'ai aucunement besoin d'une autre version de
_____l'histoire !
_____- Je... j'étais énervé contre toi après que tu m'aies embrassé l'autre soir à la fête. Tu te souviens de cela ?
_____- Oui Ryan je me souviens, je me souviens aussi que tu es homophobe. Maintenant il y a quelque chose que je me
_____souviens très bien.
_____- Quoi ?
_____- C'est qu'hier c'est toi qui as commencé, pas moi. Tu te dis homophobe et pourtant c'est toi qui t'es approché hier, et c'est
_____toi qui m'as embrassé ! Tu t'es foutu de moi ? Tu essaies de me tuer et deux heures plus tard tu couches avec moi ?! »
Ryan s'approcha de Brendon et l'embrassa. Ce dernier essaya de se libérer de l'étreinte de Ryan, mais son meilleur ami le tenait bien trop fort.
_____« - Brendon. Je ne me suis pas foutu de toi. En tout cas pas hier soir. Je l'ai fait parce que j'en avais envie. Tu
_____m'entends ? Envie. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans ma tête pour que mes idées se contredisent autant, mais j'en
_____avais réellement envie. Je suis désolé pour ce que j'ai fait avant, et je comprends que tu m'en veuilles, et même si je te
_____disais pourquoi j'ai fait cela tu ne me croirais pas. La seule chose que je veux que tu croies c'est que je t'aime et que je
_____ne regrette pas ce qu'il s'est passé cette nuit.
_____- Jures ?
_____- Je te le promets.
_____- Tu serais prêt à quitter Keltie pour moi ?
_____- Je serais prêt à tout quitter pour toi !
_____- Alors je ne veux pas que l'on continue.
_____- Euh. Brendon ? Je viens de te dire « je serais prêt à tout quitter pour toi ». Pourquoi est-ce qu'entre nous cela ne
_____continuerait pas ?
_____- Justement parce que tu serais prêt à quitter la personne qui a toujours été là pour toi, à n'importe quel moment, dès que
_____tu en avais besoin.
_____- Mais toi aussi tu as toujours été là.
_____- Non. Pas toujours. Je ne me rappelle pas ce qu'il s'est passé hier dans la journée, et c'est de ta faute. Je n'ai donc pas
_____toujours été là.
_____- Brendon. S'il te plaît je m'excuse.
_____- Qui a dit à sa petite amie qu'il ne lui pardonnerait jamais d'avoir voulu le tuer ?
_____- Brendon tu sais très bien que cela n'est pas comparable !
_____- Ah oui ? Grande nouveauté, parce que non, je n'étais pas au courant que ce n'était pas comparable ! En quoi ce n'est
_____pas comparable ? Parce que c'est toi là le coupable ?
_____- Brendon arrête s'il te plaît, tu sais très bien que c'est faux !
_____- Et bien aujourd'hui je dois être très con, parce que je ne sais rien de ce que apparemment je devrais savoir ! »
Sur ces paroles très philosophiques, il s'enfuit en courant.



Commentaires ? Suggestions ?


Je suis désolée pour tout ce retard mais j'ai
eu beaucoup beaucoup de problème avec
internet, là je ne suis même pas connectée
chez moi =s Voilà désolée et j'espère que
cette suite vous plaira


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# Posté le mardi 11 novembre 2008 08:20